Françoise Sagan chroniques 1954-2003

Artistic Athévains

45 Rue Richard Lenoir, 75011 Paris

Dans un théâtre aux allures de cabaret littéraire, voici quelques-unes des chroniques que Françoise Sagan a écrites entre 1954 et 2003.
Bienvenue au Cabaret ! Dans la mise en scène d’Anne-Marie Lazarini, dans la scénographie imaginée par François Cabanat et les costumes de Dominique Bourde, tout évoque cet univers ainsi que celui des casinos si chers à Françoise Sagan : bar à néons, rideaux rouges, piano, meneur de jeu, tenues de soirée, roulette… tandis que les spectateurs prennent place autour des tables disposées sur le plateau.

Un vent de liberté et de convivialité (prudent naturellement) souffle sur l’Artistic qui renoue, dans une période qui a tout de la science fiction, avec son passé de café-concert du début du siècle passé.

Le mythe Sagan naît en 1954 dès la parution de Bonjour tristesse. Une vie, offerte jusqu’à la brûlure à l’ivresse de l’alcool, aux volutes de fumée de cigarettes, à l’étourdissement de la vitesse et la passion du jeu, aura donné les contours visibles d’une légende qui la suivra toute sa vie.

Son écriture, composée de phrases courtes, de formules justes, de pointes d’humour, sera assez tôt qualifiée de « petite musique ». On y décèle, infiniment sensible, la complicité touchante de l’auteur avec ses personnages, et s’y dessinent ses domaines de prédilection, comme la fragilité des liens amoureux, la vie facile teintée de sensualité, de cynisme et d’indifférence. La solitude, la langueur, sont au coeur de son oeuvre, parcourue de touches de tendresse, d’un brin d’amertume, et d’une généreuse désinvolture.

Françoise Sagan s’est souvent vu reprocher d’être la romancière frivole d’un milieu doré et passablement désenchanté.
Il est pourtant une certitude bien plus largement partagée : sous cette désinvolture se cache un oeil attentif, sous le ton enjoué percent des blessures secrètes… et surtout, Françoise Sagan est profondément libre et c’est en toute liberté qu’elle s’exprime.

Elle aura donc pu écrire quand il le fallait sur un monde dont les inégalités lui sembleront criantes et s’engager chaque fois que cela lui paraîtra juste.
Son style classique, fluide, tissé de sobriété et d’éphémère, va éclater dans ses Chroniques qu’elle commence dès 1954, après le triomphe de Bonjour tristesse, et qu’elle continuera jusqu’en 2003.

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